Un magazine pour le décideur hospitalier

Dernier numéro

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Créé en 1991 par Marc GUILLOCHON, Directeur d’Hôpital, DH Magazine s’adresse prioritairement aux Décideurs Hospitaliers. Dans un paysage éditorial hospitalier foisonnant, DH Magazine se distingue par sa volonté constante de privilégier la restitution et la promotion des pratiques de terrain, au plus près des acteurs de santé et des patients.

De l'article d'opinion à l'éditorial, des sujets techniques aux questions médicales, des technologies nouvelles aux dossiers juridiques, des droits des patients à l’éthique des soignants, les questions y sont donc traitées par des professionnels écrivant à propos de leur métier.

Dynamique, ne pratiquant ni autocensure ni langue de bois, DH Magazine est considéré par de nombreux décideurs hospitaliers comme la revue la plus vivante de la profession.

Rubriques et reportages

Afin d’être le relais et le témoin sur le terrain de toute l’actualité hospitalière, DH Magazine consacre à chaque numéro des rubriques mettant en avant des problématiques auxquelles sont confrontés les hospitaliers dans leur quotidien.

DH Magazine consacre à chaque numéro de grands reportages hospitaliers sur l’ensemble des centres hospitaliers et CHU. Ces reportages ont pour mission de mettre en lumière le travail des équipes hospitalières en mettant l’accent sur l’actualité, les projets et les pôles d’excellence des établissements hospitaliers.

Éditorial

Le rituel du mépris ?

C’est un titre d’Antoine Volodine. Serait-ce aussi le sort de la Cour des Comptes ? Une sorte de comédie à l’usage des bonnes feuilles des journaux : errements, gabegies, absurdités, malhonnêtetés ? « N’en jetez plus, la... cour est pleine ». Bien que directement concernés, les citoyens en font des gorges chaudes... Mais personne ne s’y brûle, c’est l’essentiel. La Cour ne sert à rien, mais elle ne gêne personne ! D’ailleurs, quels lecteurs vont au delà de l’anecdotique ?

Les magistrats de la Cour (et ses Cours régionales) sont pourtant autant d’experts reconnus et incontestables. Leurs travaux sont « solides », documentés et... utilisables. Leurs avis mêlent le bon sens, le savoir et la compétence. Serait-ce là autant d’énergie inutile ? Non, sans doute, mais tout ne va pas, et il s’en faut, dans le meilleur des mondes administratifs.

Si la théorie est aisée, la pratique l’est moins. Apprécier les situations après coup, dans la séré- nité d’un cabinet est une chose. Une autre en est de mettre en œuvre sur le terrain -- souvent sous « hautes pressions » -- des solutions parfois bâtardes. Que choisir ? Le parfait irréel ou les actes critiquables ? Les urgences à l’hôpital sont une bonne illustration de cette schizophrénie.

Même bienveillant, notre monstre administratif échappe à tous contrôles. Procédures financières lourdes et tatillonnes, ratiocinations comptables, autant de bons motifs pour alourdir et rendre plus difficile encore le fonctionnement de la machine. Chaque simplification aboutit à des complexités supplémentaires et du papier gâché... Pour un fonctionnaire, s’affranchir des procédures, même pour une juste cause, est bien plus risqué que de les appliquer, fussent-elles stupides, obsolètes ou coûteuses. Simplicité, plasticité, adaptation ne sont, hélas, que des rêves auxquels nous feignons tous de croire.

Heureusement, la Cour n’est qu’un organisme consultatif. À l’exécutif, la décision est la mise en œuvre. Et les politiques sont souvent soucieux de modération et de mesure. Lui-même homme poli- tique de premier plan, le président de la Cour des comptes souligne que ses jugements doivent être relativisés. Comprendre réalistes ? En résumé, on n’est guère avancé. Mais, comme le souligne Lao Tseu : « Tout est énigme ».

Marc Guillochon

 

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