La maternité Monaco a réalisé 3 350 accouchements en 2016.
Elle est référente en terme d’imagerie obstétrique, en lien avec le CHU de Lille et la maternité Jeanne de Flandre.

Entretien avec le docteur Brigitte Guionnet, vice-chef du pôle Mère-Enfant du Centre Hospitalier de Valenciennes, chef de service Maternité.

DH MAGAZINE : Quelle est la place de la maternité Monaco au sein du territoire du Hainaut-Cambrésis ?

Brigitte Guionnet : La maternité Monaco est une maternité de niveau 3 recours pour l’ensemble du territoire du Hainaut-Cambrésis. Elle constitue la maternité de type 3 de référence du Réseau Périnatalité Hainaut, qui englobe :

  • Le Valenciennois : CH de Valenciennes, CH de Denain (maternité de type 1), Polyclinique du Parc de St-Saulve (maternité de type 1)
  • Le Cambrésis : CH de Cambrai (maternité de type 1), Clinique Ste-Marie (maternité de niveau 2A), CH Le Cateau (maternité de type 1)
  • L’Avesnois : CH de Maubeuge Sambre-Avesnois (maternité de type 2B), Clinique du Val de Sambre (type 1).
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DH : Quelles sont les spécificités d’une maternité de type 3 ?

B.G. – Une maternité de niveau 3 dispose d’une unité de réanimation et de soins intensifs néonataux permettant la surveillance et les soins spécialisés de l’enfant, né ou non dans l’établissement, présentant des détresses graves ou à risques vitaux nécessitant des soins de réanimation.

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DH : Quelle est la composition de l’équipe obstétrique de la maternité Monaco ?

B.G. – L’équipe d’imagerie obstétrique de la maternité Monaco est composée de cinq praticiens hospitaliers et de deux assistants, tous diplômés en échographie obstétricale et assurant des consultations programmées d’échographie. Deux praticiens hospitaliers sont référents en échographie de référence et assurent deux consultations dites « échographies de référence » sur demandes internes ou externes.

DH : Combien de salles d’échographie disposez-vous ?

B.G. – La maternité Monaco dispose de trois salles d’échographie pour les consultations programmées et de quatre salles d’échographie pour les échographies de diagnostic programmées ou de référence en unité de grossesses à risque : une en unité de surveillance des grossesses à risque, une en secteur de pré-travail, une aux urgences gynécologiques et une aux urgences d’obstétrique.

DH : Pouvez-vous assurer l’ensemble des échographies de dépistages pour les grossesses normales ?

B.G. – Oui, néanmoins les échographies du 1er et du 2ème trimestre peuvent être réalisées en ville par des gynécologues obstétriciens, des sages-femmes libérales en cabinet ou des radiologues. Seule l’écho- graphie du 3ème trimestre est à réaliser préférentiellement à la maternité.

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DH : Et pour les grossesses à risque ?

B.G. – En tant que maternité de type 3, la maternité Monaco réalise toutes les échographies des patientes à risque qui lui sont adressées ou qui consultent en urgence.

DH : La maternité est-elle référente en termes d’imageries obstétriques ?

B.G. – Oui, la maternité est référente en lien avec le Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) du CHU de Lille et la maternité Jeanne de Flandre. Le CPDPN se compose de professionnels (échographistes, obstétriciens, radiologues, chirur- giens pédiatres, neuropédiatres, néphrologues pédia- triques, généticiens, sage-femmes, psychologues...), qui travaillent en étroite collaboration pour le suivi et la prise en charge des pathologies fœtales. Les échographies sont réalisées au sein de la maternité Monaco.
En accord écrit avec les parents, les dossiers sont ensuite présentés par visio-conférence (présentations orales et transfert d’images) au CPDPN pour les conduites à tenir. Le CPDN se réunit une fois par semaine.

DH : Vous avez été le premier établissement français de niveau 3 à être lauréat du label Initiative hôpital ami des bébés en 2011. Sur quoi se fonde ce label ?

B.G. – Ce label, confirmé en 2016, souligne la volonté du service d’améliorer les pratiques autour de la naissance, en centrant les soins sur les rythmes et besoins des nouveau-nés et de leur famille.

 

Trois échographies-clés

  • La première échographie, réalisée entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée, confirme la date de début de grossesse, vérifie s’il s’agit d’une grossesse simple ou multiple et s’assure de l’absence de malformation majeure. Elle suspecte également les anomalies chromosomiques et permet à l’échographiste d’orienter précocement la patiente afin de compléter le bilan.
  • La deuxième échographie, entre 22 et 24 semaines d’aménorrhée, étudie la mor-phologie et les mesures du fœtus. En cas d’anomalie, la patiente est adressée en échographie de référence et son suivi est adapté.
  • La troisième échographie, entre 32 et 34 semaines d’aménorrhée, contrôle la croissance du fœtus et sa position en vue de l’accouchement. Cet examen est souvent associé à l’étude doppler des flux au niveau du cordon ombilical.

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