A l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars, le Pr Céline Chauleur, chef du service de gynécologie‐ obstétrique, a présenté le nouveau laser « Fem Touch TM ». Ce laser constitue une véritable avancée pour les femmes souffrant d’atrophie vaginale (responsable de sécheresse, d’irritations, de brûlures et de douleurs).

Cet équipement a été financé grâce à la générosité de deux mécènes: la société Sigvaris et l’association « Vaincre le cancer 42 ».

Le CHU de Saint‐Etienne est le 2ème établissement, en France, à se doter de cet équipement qui propose une précision, une sécurité et une qualité du soin à la hauteur des exigences d’un établissement public de santé.

Pour une meilleure qualité de vie

Lorsque le vagin est très abimé à cause de l’âge (ménopause), après une radiothérapie ou chimiothérapie, ou en raison de l’hormonothérapie (traitement médicamenteux prescrit lors des cancers hormonodépendants), le laser « Fem Touch TM » peut rétablir la lubrification naturelle. Les femmes bénéficiant de cette prise en charge peuvent ainsi retrouver une qualité de vie et une sexualité normales.

Le syndrome génito‐urinaire de la ménopause, des données alarmantes

Le syndrome génito‐urinaire de la ménopause se définit comme un ensemble de symptômes comprenant la sécheresse vaginale, les brûlures vaginales, le prurit vulvo‐vaginal, les dyspareunies (douleurs au cours des rapports). 30 % des couples n’ont plus de rapport à cause de cette gêne. Ces symptômes sont expliqués lors de la ménopause par une carence oestrogénique physiologique. L’inconfort vulvaire sur 12 000 femmes interrogées, entre 40 et 75 ans, montre que 40 % souffrent d’atrophie et d’inconfort vulvaire. Et on estime qu’environ 40% des femmes ménopausées souffre du syndrome génito‐urinaire de la ménopause, et tout particulièrement les patientes traitées pour un cancer du sein ou hormonodépendants et les patientes qui ont été traitées par radiothérapie du pelvis.

Des données épidémiologiques nous apprennent que 80 % des femmes traitées pour un cancer du sein, en raison de l’hormonothérapie, souffrent d’atrophie vaginale.

Le laser, une solution innovante et efficace

Actuellement il existe de nombreuses thérapeutiques hormonales ou non, tels des crèmes ou ovules. Ces thérapeutiques dites de confort ne sont pas remboursées et sont très coûteuses. Elles peuvent s’avérer inefficaces dans certains cas. Par ailleurs, chez les femmes ayant un antécédent de cancer hormonodépendant l’usage d’hormone est contre‐indiqué, c’est pourquoi l'utilisation du laser pour ces patientes parait être une excellente indication.

Le principe du laser est de créer de micro impacts dans la muqueuse qui provoquent une modification des tissus avec une amélioration de la sécrétion et du pH vaginal et une régénération des cellules. C’est un geste indolore et rapide inférieur à 10 minutes.

Des résultats probants

D’après plusieurs études, l’utilisation du laser semble améliorer la qualité de vie des patientes. 80% de succès après 2 à 4 séances, pour d’autres 88% de patientes qui n’étaient plus symptomatiques et donc satisfaites. Toutes les patientes étaient prêtes à recommander le traitement à une amie et trouvaient ce traitement très utile. Les patientes ont décrit le traitement comme rapide, indolore et relativement confortable. D'après une étude réalisée en 2015, nous pouvons espérer pour nos patientes une diminution d'au moins 3 points sur l’échelle de qualité de vie qui évalue le syndrome génito‐ urinaire de la ménopause. Avec des patientes qui ne peuvent pas bénéficier d’un traitement autre que l’application de gel lubrifiant.

L’engagement fort de deux mécènes

La générosité de deux mécènes a permis l’acquisition du laser « Fem Touch TM » pour un montant de 25 000 €.

La société Sigvaris a choisi de contribuer de façon significative au financement de cet équipement à hauteur de 19 000 €, via le Fonds des Hôpitaux Publics du GHT Loire. Ce don constitue un engagement fort de l’entreprise, aux côtés du CHU de Saint‐Etienne, afin d’améliorer la qualité de vie des femmes et notamment la qualité de vie post‐cancer des patientes.

L’association « Vaincre le cancer 42 » a également fait un don de 6 000 € au CHU de Saint‐Etienne afin de participer à l’achat de ce nouveau matériel. Grâce à l’organisation d’actions culturelles, l’association récolte chaque année des sommes importantes, entièrement reversées au CHU, afin d’améliorer le quotidien des patients atteints d’un cancer. Depuis 2011, près de 61 000 € ont ainsi été redistribués au CHU de Saint‐Etienne.

Contacts presse : Isabelle Zedda 04 77 12 70 13 – 06 07 43 39 89