photo__chariot_informatise_.png
 

Quels sont les critères importants pour un matériel efficace ?

Outre les caractéristiques liées à l’ergonomie telle une poignée de poussée, un ajustement facile en hauteur pour le travail assis ou debout, de la mania- bilité pour un usage dans des endroits très exigus, sans aspérités, sans angles vifs ou parties saillantes agressives, le cH du rouvray, a également opté pour un encombrement au sol minimal de ses chariots, soit environ 45 cm x 50 cm et une surface de travail d’environ L50 cm x P40 cm.

« De plus, ajoute Valérie Simon – Responsable Infor- matique au CH de Rouvray, établissement de plus de 1000 lits - nos chariots possèdent un plateau télesco- pique pour le clavier et une tablette escamotable pour la souris, un compartiment ventilé de stockage sécurisé pour l’unité centrale d’une épaisseur de 9,5 cm et un axe pour un positionnement indépendant des écrans TFT-19 ‘’ – respectant la norme FDMI. Ils sont conçus dans des matériaux permettant un nettoyage aisé et contribuant aux contrôles des infections - car utilisés dans les salles de soins. Ils sont livrés avec tous les accessoires de fixation. »

Adaptation aisée du poste de travail à la morphologie des personnels, stabilité, robustesse, les chariots ne doivent pas exiger trop d’efforts quant à leur manipulation et se doivent également d’être silencieux.

photo_2_chariot_informatise_.png
 

Vincent Regnault - RSI et correspondant informatique et Liberté du CHI de Fécamp, établissement de plus de 500 lits, revient quant à lui sur deux impératifs qui ont motivé le choix de l’établisse- ment : le coût et le besoin exprimé par les utilisateurs. « Le prix a été un des critères de choix déterminants même si malheureusement, le fait de choisir un produit « bon marché » peut entrainer des problèmes comme des composants moyennement fiables ou des problèmes de batterie. Ensuite, nous ne sommes pas partis sur des PC portables mais sur des matériels embarqués car les équipes souhaitaient avoir un écran 22’’ pour plus de confort visuel. Nos boitiers NUC sont protégés à l’inté- rieur du chariot et connectés à l’écran 22’’.

Les chariots disposent également de lecteurs de carte CPS ». Autre critère déterminant : l’autonomie. « Elle est très importante. C’est pourquoi, nous avons privilégié des chariots fonctionnant sur batterie. » il prévient toutefois : « Cela implique de prévoir de nombreuses prises dans les services pour les recharger et les alourdit considérablement. »

Tout en WIFI ou encore du filaire ?

Tout dépend de l’utilisation. Valérie Simon précise : « Nous utilisons des chariots sans WIFI, les postes sont reliés au réseau filaire avec des prises multiples positionnées aux bons endroits. Le but de l’affectation de ces chariots dans les pharmacies des unités de soins était de permettre aux soignants de pouvoir préparer les piluliers avec le plan d’administration du DPI au plus près de l’armoire à pharmacie. La mobilité est réduite dans notre cas mais tout de même très appréciée par les soignants. »

Sur les aspects Wifi, Vincent Regnault conseille de s’assurer en amont que la carte Wifi des matériels soit compatible avec les normes techniques requises, que l’architecture respecte les règles de sécurité, que ce soit pour la connexion des pc ou des chariots eux- mêmes, certains offrant cette possibilité.

Côté utilisateurs : quels retours et quelles évolutions attendues ?

Avec le recul, les équipes du CHI de Fécamp ont pu exprimer les difficultés rencontrées, notamment sur le poids, la maniabilité et sur le fait d’avoir un chariot supplémentaire à gérer durant les phases de tournées.

« Ce qui est attendu par l’ensemble du personnel, c’est d’avoir un outil très léger, le plus maniable et le plus mobile possible ». Vincent Regnault conclut : « il est indispensable de se rendre dans les services pour voir l’utilisation réelle, en conditions d’usage et de ne surtout pas négliger la qualité ! »

PAR Marie-Valentine BELLANGER