photo_1_Jet_Expo.pngLe secteur de l’entretien des textiles profitera du salon JET Expo pour mettre en avant sa capacité d’innovation face à l’évolution des contraintes réglementaires et la prise en compte désormais indispensable du développement durable. Blanchisseries, pressings, laveries et loueurs : tous sont concernés.

Selon Christine Balmont, présidente de l’Association Fran- çaise des Laveries (AFL), « le salon JET Expo trouve la raison de son succès dans les réponses concrètes qu’il apporte aux professionnels, en véritable demande d’un espace propice à la rencontre et à la discussion autour des pratiques et préoccupations du secteur ». L’édition 2015 ne dérogera pas : très attendu encore, l’événement sera une fois de plus la pierre angulaire des secteurs qu’il ras- semble et qui sont tous soumis à des évolutions notables.

LES PRESSINGS face à leur avenir

Pour les pressings notamment, les contraintes liées au remplacement dans les exploitations du perchloroéthy- lène, classé comme cancérogène possible mais procédé le plus couramment utilisé par les pressings, continuent encore à semer le trouble dans l’esprit des professionnels. Le salon sera là encore une occasion idéale pour découvrir et tester les dernières solutions alternatives. Progressivement remplacées, les machines de net- toyage à sec laissent place en effet à des technologies qui font souffler un vent de renouveau sur un marché qui peinait à se renouveler. Comme le souligne Olivier Risse, président de la Fédération Française des Pressings et Blanchisseries, « la mutation de la profession est un passage obligé, essentiel. De nombreuses alternatives à l’utilisation du perchloroéthylène existent, avec leurs différences. Elles représentent une avancée significative pour le respect de l’environnement et la santé des travail- leurs. » Résolument, l’axe du développement durable est un des moteurs de l’innovation, tout comme la réglemen- tation. Au-delà, cette évolution ouvre des perspectives en matière d’emploi.

JET EXPO, un salon dynamique à l’image de la Profession

« À l’image des acteurs qu’il réunit tous les deux ans, le salon adopte le principe de " la marche en avant " en pla- çant cette prochaine édition sous le signe du développe- ment des affaires », soulignent Antonius Streichenberger et Patrick Bert, les commissaires généraux du salon. « Les enjeux nombreux auxquels la profession doit faire face sont autant de gages de la pertinence de cet événement référence pour le secteur de l’entretien professionnel du textile. JET Expo entend non seulement rester en pôle position des rencontres des marchés de la blanchisserie, du pressing et de la laverie en France, mais souhaite éga- lement poursuivre son développement pour s’adapter aux attentes de son public et de ses exposants. » Une volonté qui a engendré de nombreuses nouveautés développées pour le bénéfice des professionnels et des visiteurs [NDLR : voir à ce propos le numéro 151 de DH Magazine], dont certaines particulièrement remarquables, comme les « Trophées des innovations » et le programme « top acheteurs » permettant de rencontrer les directeurs des achats de grands groupes et administrations.

À noter aussi que pour la première fois, JET Expo dispo- sera d’un espace Formation & Emploi (création et reprise d’entreprise), auprès duquel le grand public pourra ren- contrer les professionnels et institutionnels, qui sauront conseiller ceux envisageant d’entreprendre ou de se for- mer dans le secteur de l’entretien des textiles.

JET EXPO, l’unique rendez-vous français de la profession

Seul événement dans l’hexagone consacré aux profes- sionnels de l’entretien des textiles à la recherche de solutions dédiées à leur activité, JET Expo a su s’impo- ser en dix ans comme un rendez-vous incontournable. Il aura lieu du 8 au 10 novembre 2015, au Parc des exposi- tions de la Porte de Versailles, à Paris. Plus de 4 000 visi- teurs dont 25 % internationaux sont attendus pour cette sixième édition, placée sous le signe du dynamisme et de l’audace. Car désormais, c’est dans l’innovation et l'ouverture que se situent les perspectives d’avenir d’un secteur engagé et très challengé.

Je choisis ma machine à laver

Élément central de la blanchisserie, la machine à laver nécessite qu’on lui porte une attention particulière. Une blouse immaculée et des draps impeccables sont la première impression que le patient aura sur l’établissement. Des taches et le sentiment d’une hygiène douteuse fera son chemin. Mais comment choisir sa machine ? Quels sont les critères primordiaux ? Les options à privilégier ? DH Magazine s’est entretenu avec 2 Responsables de Blanchisserie en milieu hospitalier.

Photo_2_Jt_expo.pngLES CRITÈRES de choix

Si le prix d’achat rentre en ligne de compte (le prix d’une laveuse-essoreuse varie de 5 000 à plus de 100 000 € et celui d’un tunnel de lavage tourne autour de 500 000 à 600 000 €), c’est loin d’être le seul critère ! Pour Éric Vallée – Directeur Services Economiques et Logistique du Centre Hospitalier d’Épernay, établissement de plus de 500 lits (MCO+EHPAD), situé dans la Marne – les principaux critères de choix lors de l’achat ou du renou- vellement d’une ou du parc de machines à laver sont : « l’hygiène, la capacité de lavage, les économies d’eau et d’énergies et la fiabilité ». Jean-Pierre Bretagnon – Responsable du Groupement d’Intérêt Public fondé par le Centre hospitalier d’Alès et le Centre hospitalier de Pont Saint Esprit – ajoute qu’il est primordial de bien cerner et de bien cibler le besoin. « Il est très impor- tant de ne pas surdimensionner ou de sous-dimension- ner ses installations. » Il faut ensuite raisonner en coût global : « Quand on achète une machine, il ne faut pas penser uniquement à l’achat mais aussi à la consomma- tion en énergie, en eau, aux pièces détachées, au SAV, à la destruction voire au recyclage. Et cela vaut pour tout ce qu’on achète dans la fonction publique », précise-t-il.

PETITE OU GRANDE QUANTITÉ : laveuse ou tunnel ?

De 5 kilos sans aseptique à 16, 30 voire 200 kilos pour les laveuses et de 35 kilos jusqu’à 100 kilos multipliés par le « nombre d’éléments » pour les tunnels de lavage, tout va dépendre de ce pour quoi la machine est destinée.« Dans le cas de petites quantités de draps ou pour le linge résidents, on va choisir sa laveuse-essoreuse en fonction de ses capacités techniques avec une atten- tion toute particulière sur ses capacité de récupération d’eau. À titre d’exemple, il y a quelques années, les machines pouvaient consommer plus 35 litres d’eau par kilo de linge. Aujourd’hui, on peut avoir des process en laveuse inférieurs à 7 litres/kilo ». Après, « on privilégiera les machines aseptiques, plus respectueuses de notre norme RABC », poursuit Jean-Pierre Bretagnon, c’est- à-dire avec chargement du côté sale et déchargement du coté propre. Autre point intéressant : l’informatique embarquée. Grâce à la pesée assistée, les laveuses sont capables d’adapter les quantités d’eau et de produits lessiviels en fonction du poids et les programmateurs sont capables de proposer une multitude d’options de programmation permettant notamment de disposer de cycles courts : « Il y a une dizaine d’année, un cycle pouvait durer une heure et demie. Aujourd’hui, on arrive à descendre à 30 minutes. Donc, on favorisera ces ma- chines, surtout pour le linge délicat » précise Jean-Pierre Bretagnon.

Mais si le Responsible du GIP souligne “qu’en general, à partir d’une tonne et demi de linge/jour, on commence à regarder du côté des tunnels de lavag, plus performants, avec des cycles courts et qui ont des consom- mations d’eau plus faible qu’une laveuse-essoreuse ». En effet, certains tunnels de lavage arrivent à passer sous la barre des 3 litres/kilo ! L’autre avantage d’un tun- nel vient du fait qu’il peut laver n’importe quel article en 30 minutes (soit 2 cycles à l’heure) et qu’il récupère les eaux de rinçage pour les réinjecter dans les modules de prélavage ou de lavage. Toutefois, pour le bon fonctionnement de ce matériel, la maîtrise du process doit être complète. Une formation poussée doit être mise en œuvre pour que les agents affectés à la conduite de ce matériel exploitent totalement ses capacités.

Aussi, et en dehors de projets d’externalisation, une blanchisserie qui dépasse une tonne et demie par jour s’orientera plus naturellement, si ses capacités financières le permettent, vers un tunnel de lavage avec en support une ou plusieurs laveuses-essoreuses. À titre d’exemple, la blanchisserie gardoise, qui traite 5,5 tonnes de linge avec parfois des pointes à 7 tonnes pour répondre au besoin de ses 2 000 lits, possède un tunnel de lavage qui représente 95 % de sa production mais aussi 3 laveuses qui lui permettent de faire du lavage par campagne (des rideaux, du linge résidents, du linge contaminé...)

AUTRE CRITÈRE DE CHOIX : le Service Après-Vente

Si les machines d’aujourd’hui sont robustes, tiennent longtemps et nécessitent une maintenance préventive, qui est souvent réalisée en intra, « pouvoir compter sur un SAV réactif et performant est également un critère de choix ! » précise Éric Vallée. Sans oublier que le coût des pièces détachées doit être pris en compte lors de l’achat. « Il y a de plus en plus d’électronique et d’un fournisseur à un autre, le coût d’une carte électronique varie énormément, parfois du simple au triple ! »

MACHINES « nouvelle génération »

Sur les principales évolutions que ces machines ont connues ces dernières années, tous deux s’accordent sur le fait qu’elles touchent les économies d’eau et d’énergie. Éric Vallée met également en avant : « le meilleur essorage et la fiabilité du pesage intégré pour le dosage des produits lessiviels ». Jean-Pierre Bretagnon ajoute que les possibilités de programmations sont un réel atout de ces machines nouvelle génération. « La pesée automatique est un réel plus au même titre que la traçabilité. Vous pouvez calculer votre nombre de cycle par jour, quels programmes ont été utilisés, comment ont été remplies les machines... »

LES ATTENTES

Sur les innovations attendues, le Directeur Services Éco- nomiques et Logistique du Centre Hospitalier d’Épernay aimerait que la filtration de l’eau en option sur certaines machines soit incluse sur toutes les machines et pour le Responsable du GIP, le souhait serait d’aller encore plus loin dans la gestion informatique (plus de tableaux de bord, par exemple), de continuer à réduire les consommations d’eau et d’énergie et de travailler avec les fournisseurs de produits lessiviels pour être encore plus écologiques !

Dossier réalisé par Marie-Valentine Bellanger

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