Jean-François Meder, Président de la Société Française de Radiologie l’imagerie médicale et la Société

L’imagerie médicale est ancrée dans la vie. Elle progresse à vive allure en faisant profiter le malade de recherches scientifiques et technologiques très remarquables dans notre secteur. La médecine, d’une manière générale, se développe beaucoup grâce à l’image et le radiologue est bien ce médecin de l’image. Dans sa maladie, l’imagerie médicale vient soutenir le malade et l’accompagne du diagnostic au traitement.

Mais notre discipline doit être également « à l’image » de notre société. Notre question fondamentale est bien de nous situer au centre de la médecine et aux côtés des acteurs de santé. La radiologie est certes très technologique mais nous la voulons humaniste, proche des gens, des citoyens et de la société. Notre spécialité médicale doit se développer dans tous les axes de la médecine moderne. C’est une exigence pour notre profession et pour notre système de santé.

Les JFR 2019 en feront la preuve avec toute la communauté médicale, soignante et de santé, française, européenne et internationale.

Catherine Adamsbaum, Présidente des Journées Francophones de Radiologie 2019 (JFR 2019)

La radiologie est en évolution fulgurante. L’image médicale devient de plus en plus facilement accessible, de plus en plus précise et la radiologie interventionnelle poursuit son essor. Nous sommes impliqués dans toutes les étapes du parcours de soins : dépistage, diagnostic, suivi thérapeutique, traitements ciblés, décisions éthiques d’arrêt des soins etc... Toutes les avancées technologiques soulèvent des questions d’ordre médical, mais aussi humain et sociétal. Le radiologue de demain sera, encore plus qu’aujourd’hui, au carrefour de nouvelles missions : expliquer aux patients la banalité des nombreuses images fortuites détectées, coopérer avec des chirurgiens pour les gestes interventionnels spécialisés, instaurer des parcours de soins ef caces avec les généralistes, collaborer avec des médecins de santé publique pour interpréter les big-data, dialoguer avec les éthiciens, les ingénieurs, les magistrats pour expliquer les limites des données de la science, communiquer avec les associations de patients pour savoir mieux appréhender les besoins et pour pouvoir informer largement sur les bonnes pratiques. Dans cet esprit, le thème des JFR 2019 sera donc « le radiologue augmenté », augmenté dans toutes ses dimensions humaines, éthiques, algorithmiques et thérapeutiques.

Comment, avec ce potentiel immense, répondre au mieux aux besoins des patients ? Comment intégrer intelligemment la radiologie dans la chaîne des soins et plus généralement dans la société ?

Les déclinaisons mises en exergue cette année illustrent le vaste panel de nos missions :

  • Accompagner intelligemment l’Intelligence Artificielle en Imagerie
  • Radiologie, éthique et déontologie
  • L’imagerie et les démunis
  • L’imagerie du dépistage
  • Les cancers avancés : l’imagerie diagnostique et interventionnelle dédiée aux soins de support
  • L’imagerie de l’adolescence : période de transition

Nous aurons l’honneur et le plaisir d’accueillir trois orateurs hors pair sur ces sujets d’actualité :

• Professeure Isabelle Bloch, chercheure en mathématiques au Laboratoire Traitement et Communication de l’Information (LTCI) Telecom ParisTech : Santé, Imagerie et Intelligence artificielle : mythes et réalités.

Santé, Imagerie et Intelligence Artificielle : mythes et réalités
Les apports et bénéfices attendus de l’IA dans le domaine de la médecine et de la santé constituent des thèmes de recherche en pleine croissance.

L’intelligence artificielle est impliquée dans de très nombreux domaines.
L’aide au diagnostic, la médecine interventionnelle, la chirurgie assistée par robotique, la médecine dite des « des 5P » (préventive, personnalisée, précise, participative, prédictive), la simulation, l’aide à la rédaction de comptes rendus médicaux, ou encore la formation des médecins sont des exemples de champs nouveaux d’intervention.

Dans cette présentation, après le rappel de quelques éléments d’histoire de l’IA et de ses définitions, il sera discuté des limites et défis de l’IA ainsi que des enjeux de l’IA en santé. L’intervenante montrera comment les thèmes de recherche théoriques trouvent des applications dans le domaine de la santé, en particulier en imagerie médicale.

Parmi les verrous et défis, celui de la gestion des données est central. D’autant que les images sont associées à d’autres données cliniques, génétiques, environnementales avec des besoins croissants d’accès, de partage, de protection, d’annotation, de garantie de abilité et d’absence de biais ... Quelques controverses seront abordées : l’IA est-elle «intelligente» ? Est-elle une aide ou un remplacement ?

• Professeur Jean François Delfraissy, président du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) :  La médecine du futur, quel enjeu éthique ?

La médecine du futur, quel enjeu éthique ? Dimanche 13 octobre – Conférence Antoine Béclère - Amphi Havane – 12h30

De nouveaux et nombreux enjeux éthiques apparaissent concomitamment avec la diffusion des nouvelles technologies dans le domine médical. Un certain nombre de garanties doivent ainsi être apportées par les médecins pour que la relation humaine de confance qu'ils nouent avec leurs patients puisse perdurer dans de bonnes conditions.

Les Français s’interrogent sur l’évolution de cette « médecine du futur », la place du citoyen dans le système de santé et l’acceptabilité des technologies issues de l’intelligence artificielle, de la robotique et des algorithmes. Les enjeux liés à la diffusion rapide et massive du numérique en santé sont doubles :

  • Une insuffisance du recours à ces nouveaux outils prometteurs serait non éthique;
  • Le recours au numérique est toutefois susceptible d’accentuer les inégalités de santé chez les publics vulnérables et peu connectés.

Par ailleurs, il est nécessaire de mettre en place divers dispositifs de régulation afin de pallier à deux risques majeurs liés à l’intrusion du numérique au sein de la relation de soin :

  • Celui de priver le patient d’une capacité de participation à son processus de prise en charge par « délégation de consentement » à des décisions fournies par algorithmes ;
  • Celui d’une « minoration de la prise en compte des situations individuelles ».

C’est pourquoi le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) souhaitait qu’un principe de garantie humaine du numérique en santé soit inscrit dans la loi de bioéthique 2019. Il peut-être assuré par des procédés de vérfication régulière « ciblée et aléatoire » des options de prise en charge proposées par les dispositifs numériques. Et par l’obligation qui nous est faite d’un « deuxième regard médical humain », à la demande du patient ou du professionnel de santé. Le projet de loi a suivi l’avis du CCNE et a ainsi consacré, en son Article 11, la garantie d’une intervention  humaine lorsqu’un traitement algorithmique  de données massives est utilisé à l’occasion d’un acte de soin. Cette mesure s’accompagne de la sécurisation de la bonne information des patients par les professionnels de santé.

• Daniel Cohn-Bendit : Santé et Société, évolution et perspectives

Daniel Cohn-Bendit est à la fois un intellectuel engagé dans la société et un grand acteur de la politique européenne.

En l’invitant dans le cadre de la Conférence inaugurale des JFR19, nous voulons placer notre discipline médicale dans le cadre global de la santé et de l’environnement.

La notion de santé globale, définie comme l’étude, la recherche et la mise en place de conditions de meilleures pratiques de santé doit engager et mobiliser l’ensemble des acteurs de la société.

Il serait essentiel que les stratégies politiques et sociales visent, partout dans le monde, ces objectifs de mieux vivre en bonne santé. Il s’agit bien de questions politiques essentielles autour de la réduction des inégalités, d’une meilleure prévention des risques et de développement social et humain.

A côté du programme scienti que et pédagogique très large (en 2018, on comptait 212 conférences pédagogiques, 144 ateliers/démonstrations pratiques et 474 posters électroniques) prendront place les villages que vous avez déjà pu apprécier l’an passé : Village de Radiologie Interventionnelle (VRI), Village des Ultrasons et le Village Innovation associé cette année au forum de l'Intelligence Artificielle.

L'exposition technique est aussi une formidable occasion d'échanger avec nombre de partenaires industriels sur les évolutions technologiques et d'améliorer ainsi l'adéquation entre recherche et besoins.

Nouveautés :

En plus de la journée pluri professionnelle du Jeudi, les JFR 2019 s'ouvrent aux médecins générlistes afin de mieux coordonner les parcours de soins des patients. Les radiophysiciens piloteront également une séance dédiée de façon à optimiser mieux encore les collaborations en matière de radioprotection.

Les très jeunes radiologues sont attendus avec des sessions et des bourses qui leur sont spécialement dédiées. Nous comptons sur leur dynamisme et leur enthousiasme. Le syllabus 2019 est accordé par le Professeur Philippe Petit : Pathologies thyroïdiennes et cervicales.

Les JFR sont très largement ouvertes à l’international et plus de 12 000 participants provenant de plus de 70 pays étaient présents l’année dernière. Cette ouverture est indispensable pour tisser des liens en termes de projets scientifiques, de protocoles, d’innovations pédagogiques mais aussi de convivialité et d’échanges entre juniors et seniors de pays différents. En 2019, les sociétés savantes de radiologie du Mexique et du Maroc seront à l’honneur et de nombreux radiologues juniors et seniors de ces pays sont attendus aux JFR. Dans cet esprit international, des sessions anglophones et hispanophones sont prévues pour faciliter l’accès à nos collègues et amis non francophones.

Et bien sûr, vous découvrirez les radiologues de très haut niveau qui seront reçus cette année comme membres d’honneur de la Société Française de Radiologie.

JFR 2019 : BIEN PASSER DE L’ÂGE PÉDIATRIQUE À L’ÂGE ADULTE 

Des spécificités de prise en charge pour accompagner l’adolescent

Valérie Merzoug, AP-HP, Imagerie Paris Centre (IPC)

L'adolescence demande une prise en charge médicale spécifique.

L'adolescence est une période de transformation physique et psychologique qui est maintenant bien individualisée. Les radiologues sont amenés à suivre pendant une longue période les pathologies pelviennes, ostéo articulaires inflammatoires ou dysplasiques ou tumorales.

L’adolescent(e) n’est plus un enfant, mais pas encore un adulte. des spécificités de prose en charge existent. Que ce soit pour la réalisation des examens ou pour le diagnostic.

D’un point de vue psychologique, le contact est souvent difficile entre l’adolescent et le médecin. Les jeunes viennent rarement de leur plein gré au cabinet médical. Il ne sont pas toujours enclins à dévoiler, en présence de leur famille, les informations nécessaires à un bon diagnostic, surtout dans le domaine gynécologique. Par ailleurs, il peut y avoir une appréhension réelle face à l’annonce des résultats des examens.

Ce constat a amené les médecins et particulièrement les radiologues à adopter des comportements adaptés pour avoir un interrogatoire médical fiable et fluide. Parallèlement, des unités de transition ont été mises en place récemment pour favoriser cette prise en charge spécifique.

S’il n’est pas possible de recevoir un adolescent sans un de ses parents car il n’est pas à même de recevoir toutes les informations, le praticien doit équilibrer les interrogatoires en présence de la famille. Et ce, en colloque singulier, pour laisser s’exprimer ce que l’adolescent pourrait ne pas avoir envie de dévoiler. Cela implique un travail important de dialogue multidisciplinaire, de mise en confiance et de pédagogie pour garantir la qualité du diagnostic.

Dans la prise en charge de problèmes ostéo articulaires, le radiologue prendra en compte dans son analyse des images, la présence éventuelle de cartilage de croissance et l’aspect différent de la moelle osseuse à celle d’un adulte. Une lecture d’IRM doit intégrer ces facteurs.

En gynécologie, plus que l’âge de la jeune fille, c'est sa puberté (avancée, retardée ou normale) et son activité sexuelle, déjà initiée ou non, qui vont modifier les facteurs d'analyse. C'est par exemple, une question qui se pose autour de l'endométriose. Elle peut s'initier durant l'adolescence à l'occasion d'une suspicion de grossesse ou lorsqu'un diagnotic d'endométriose est évoqué.

L’Adolescence, une phase particulière de transition.

Lise Duranteau, AP-HP et Paris Saclay

Grâce à la participation de la Fondation de Paris-Hôpitaux de France, cinq unités de transition ont vu le jour au sein de l'APHP dont l'Unité GYNADO ciblée sur la gynécologie à Bicêtre (Hôpitaix Universitaires Paris Saclay) qui regroupe sur un même site des services de pédiatrie, spécialités adultes, gynécologie et des maternités de niveau III.

GYNADO est une unité de gynécologie dédiée aux adolescentes et jeunes femmes adultes. Les enjeux relatifs à la santé sexuelle et la vie reproductive sont primordiaux chez les jeunes filles atteintes de maladies chroniques, maladies rares ou cancers. Il s’agit d’une prise en charge innovante nécessitant l’interaction des spécialistes de l’enfant, de l’adulte et des gynécologues. La concertation des cliniciens et des radiologues est fondamentale pour la qualité du diagnostic et le suivi des affections gynécologiques ovariennes, utérines et mammaires chez l’adolescente.

Ce dialogue multidisciplinaire fluide, dans un parcours patient dédié, permet une prise en charge optimale de ces jeunes lles particulièrement fragiles.

JFR 2019 : SOULAGER LA FIN DE VIE, TRAITEMENT CIBLÉ DE LA DOULEUR

De nombreuses solutions pour le patient douloureux.

Adrian Kastler, CHU de Grenoble
La prise en charge de la douleur est une problématique complexe, de surcroit lorsqu’elle survient dans un contexte de fin de vie. La radiologie est une spécialité faisant appel à de nombreux outils technologiques tant pour le diagnostic que pour le traitement de certaines pathologies. Ainsi, grâce à la précision de ses outils de guidage et aux techniques interventionnelles mini invasives, le radiologue est aujourd’hui capable d’apporter de nombreuses solutions aux patients douloureux.

JFR 2019 : TRAITEMENT DU CANCER DU REIN, LA NOUVELLE PRISE EN CHARGE DU CANCER DU REIN

Les nouvelles avancées dans la prise en charge du traitement du cancer du rein.

« Micro-onde », un nouveau traitement mini-invasif. Jean-Michel Correas, AP-HP

Le traitement du cancer du rein bénéficie de plus en plus d’une panoplie faisant appel à la médecine de précision avec trois grandes techniques d’ablation par le froid (la cryothérapie) ou la chaleur (la radiofréquence et de plus en plus les micro-ondes).

Le nombre de cancers du rein découvert de façon fortuite est en nette augmentation avec l’examen systématique des reins réalisé pour toutes les imageries de l’abdomen (échographie, scanner et IRM). Ces cancers de taille souvent plus petite et de grade plus faible connaissent un changement profond dans leur prise en charge. Les traitements sont discutés de façon consensuelle entre les radiologues interventionnels, les urologues et les oncologues au sein de réunions de concertation pluridisciplinaires.

La destruction percutanée de ces tumeurs peut être réalisée sans anesthésie générale, sous simple sédation et anesthésie locale. Chez des patients qui présentent un risque opératoire élevé, en guidant avec précision les électrodes dans le corps humain, grâce à l’échographie et au scanner et donc sans ouvrir la peau.

Cette technique préserve le tissu rénal fonctionnel. Ce qui est essentiel quand on sait que la fonction rénale est altérée chez presque 30% des patients âgés.

Le choix de chaque technique dépend de la disponibilité des équipements, de l’expérience des opérateurs mais aussi de la taille et de la position des tumeurs.

Le rein présente des challenges supplémentaires : en effet, le volume de tissu normal est très inférieur à celui du foie.
Et il faut parfaitement prévoir le volume de tissu détruit par le traitement en évitant d’abimer le tissu sain. Par ailleurs, le tissu normal et les tumeurs sont très vascularisés. Et les changements de températures induits par les aiguilles de traitement sont réduits par le débit du sang qui circule dans la tumeur et le rein sain.

La destruction par radiofréquence est la technique pour laquelle le recul est le plus important. Le principe est celui du bistouri électrique : un courant important. Le principe est électrique va passer dans l’aiguille de traitement pour circuler dans le corps et être recueilli par des plaques de conduction. Ces électrodes permettent de chauffer le tissu entre 60 et 80°C. Ce qui entraine une destruction de la tumeur mais sur un diamètre qui reste limité. Son efficacité dépend de la taille et de l’importance de la vascularisation de la tumeur. Elle permet de traiter des tumeurs typiquement inférieures à 2-3 cm.

La cryothérapie consiste à congeler la tumeur à moins 120° C à l’aide de cryo-applicateurs. Les aiguilles creuses comportent une chambre de décompression qui permet d’abaisser brutalement la pression d’un gaz, l’argon qui est injecté à pression élevée. Cette chute de pression abaisse la température de l’aiguille. Cette technique permet l’utilisation simultanée de nombreuses électrodes (jusqu’à 20) et de contrôler la température des différents applicateurs. Cette technique est plus lourde à mettre en place. Mais permet de traiter des tumeurs beaucoup plus volumineuses. Récemment, de nouvelles techniques d’ablation par micro-ondes ont été introduites permettant de traiter efficacement des tumeurs de plus grande taille qu’en radiofréquence. La technologie est assez similaire à celle d’un four à micro-ondes. Mais, elle a été miniaturisée pour tenir dans une aiguille de moins de 2 mm de diamètre. Elle marque une nouvelle avancée dans la prise en charge du traitement du cancer du rein. Les températures obtenues sont plus importantes et on atteint 115 à 120° C, au bout d’une minute de traitement, de façon fiable et reproductible. Ce qui entraîne une coagulation des tissus. A ces températures, le risque de saignement est très limité). Les ondes sont générées par un magnétron et transmise par un câble à l’électrode de traitement. Bien sûr, les électrodes nécessitent d’être implantées très précisément dans la tumeur à traiter.

La prise en charge des tumeurs du rein est en train d’évoluer rapidement avec le développement des techniques d’ablation percutanée qui peuvent être réalisées sans anesthésie générale.

On s’oriente vers un traitement dit «de précision», adapté à chaque patient et chaque type de lésion. Cette approche limite la fréquence des complications et surtout la perte de tissu rénal fonctionnel.

JFR 2019 : LA RADIOLOGIE MÉDICO-LÉGALE

Quand l’imagerie poursuit ses avancées dans le soutien à la médecine légale. Guillaume Gorincour, AP-HM

Le scanner est un outil dont l’apport est reconnu en médecine légale, notamment dans l’analyse des lésions balistiques et de leurs trajectoires. A la différence de l’autopsie, qui sauf exception (dans le cas d’une contre-expertise) n’est réalisée qu’une seule fois, il est possible de revenir sur des images tomodensitométriques (TDM), de les partager avec d’autres intervenants ou d’en extraire une iconographie démonstrative adaptée à un environnement judiciaire.

Des reconstructions en trois dimensions d’images scanographiques acquises post- mortem permettent de reconstituer les trajets lésionnels. Le scanner est un outil de plus en plus accessible à travers le monde, que ce soit du point de vue du coût, de la vitesse d’acquisition des images ou de l’augmentation du nombre de machines disponibles. L’usage du scanner post-mortem dans le contexte du terrorisme a ainsi été étendu.

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